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La Grande guerre (1914-1918) : histoire marocaine d’une tragédie universelle

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Par Michel Boyer, le 31/12/2024

Entraîné « de jure » par le traité du protectorat signé le 30 mars 1912 par lequel la France assurait désormais les relations diplomatiques, les finances et la sécurité intérieure du pays, le Maroc en Août 1914, entre lui aussi dans ce que l’historien allemand Ernest Nolte qualifie de « grande guerre civile européenne » et l’écrivain Jean Giono « de plus grand massacre de l’Histoire des hommes ». Le poète Paul Valéry témoignait pour sa part dès 1921, de la tragique prise de conscience universelle fondée sur cette catastrophe que « les civilisations sont mortelles ». Et aujourd’hui, force est de constater, le spectre encore présent de la grande guerre dans la mémoire des peuples et des Etats, en Europe centrale en particulier dans des tensions contemporaines portant la marque de cette lointaine souffrance.

Longtemps cependant le rôle et la participation des troupes coloniales de l’Armée d’Afrique durant ce conflit furent minorés en France, par les effets écrasants et conjoints du poids du regard colonial et du traumatisme national.

Les monuments aux morts érigés dans chaque commune témoignent à de la volonté de rendre hommage aux siens, tombés au champ d’honneur. Avec un million quatre cent mille morts pour la France, soit un peu plus de 10% de la population active, laissant derrière eux six cent mille veuves, sept cent mille orphelins et plus d’un million de rescapés gravement blessés, la grande guerre s’impose comme « la guerre de tous les Français », dont la commémoration renforce le creuset national républicain à l’épreuve d’une difficile résilience.

Ainsi dans cette mémoire nationale en émergence, la participation des troupes coloniales au conflit, fut intégrée au bénéfice d’un Empire colonial français triomphant, dans ce monde nouveau redessiné par le traité de Versailles et promu lors de l’exposition coloniale à Paris en 1931.

Après la seconde guerre mondiale, première guerre d’anéantissement de populations civiles, après les guerres menées par les peuples colonisés pour recouvrer leur indépendance dans le contexte de guerre froide, au moment où les relations entre histoire et mémoire deviennent un champ de la recherche historique à part entière ; de nouvelles approches de la mémoire de la Première guerre Mondiale, à la faveur de l’écoute des derniers témoins survivants et de l’ouverture d’archives nouvelles par les historiens, ont été explorées.

La mémoire des troupes coloniales rappelle alors le prix fort qu’elles ont payé dans leur engagement dans la Grande guerre.

Trois faits sont, à mon sens, essentiels dans l’Histoire du Maroc et sa participation à la première guerre mondiale et à rappeler :

Tout d’abord, la question des pertes élevées enregistrées par les troupes marocaines Engagées en tant que corps d’élite dans les opérations au front, elles ont joué, aux côtés des métropolitains un rôle majeur, qui ne peut être réduit à celui de « chair à canon ».

L’importance ensuite du « front marocain de la grande guerre », souvent oublié car il ne s’agit pas seulement d’un conflit colonial, mais aussi d’une étape constitutive et essentielle de l’affirmation nationale du Maroc chérifien, engagé à recouvrer sa souveraineté pleine et entière.

Le rôle et ses conséquences enfin, du Maroc sous protectorat, loyal dans l’effort de guerre, inscrit dans les enjeux de la guerre d’usure que se livraient les belligérants en Europe.

Les troupes marocaines ont donc joué un rôle des plus considérables sur les théâtres majeurs de la grande guerre.

Environ 40 000 soldats marocains servent pendant la Première Guerre mondiale dont les plus forts contingents seront envoyés sur le front de l’Est en France.

Formés à partir de troupes auxiliaires – recrutées dans les tribus et créées par l’Etat-major français dès 1907, ces troupes sont encadrées par des officiers et sous-officiers français de l’Armée d’Afrique, familiers des dialectes et des coutumes amazighes, apprises en Algérie. Tous soldats-professionnels et comptant parmi les meilleurs cadres de l’Armée française, ils pratiquent un remarquable esprit de corps avec leurs troupes, ce qui renforce la cohésion et leur efficacité au combat. Les troupes marocaines levées dès le début du protectorat sont rompues aux conditions très rudes de vie en opération et d’engagement en terrain difficile, aux actions brutales, rapides et très violentes d’une guerre de conquête, pratiquant le corps à corps, les assauts sous le feu, l’initiative au petit échelon. Dès août 1914, une Brigade des Chasseurs Indigènes à Pied composée de 4 500 tirailleurs marocains renforcés d’environ un millier de Spahis est envoyée en France. Leur compétence et leur ténacité se révèlent très vite bien supérieure aux unités mobilisées d’active et de réserve qui n’ont pas l’expérience du combat.

En septembre 1914, ils sont les véritables artisans des contre-attaques victorieuses de la bataille de la Marne, et leur combattivité sur l’Ourcq et l’Aisne vaut un rapport spécial du général Maunoury, transmis au général Lyautey les présentant : « Disciplinés au feu comme à la manœuvre, ardents dans l’attaque, tenaces dans la défense de leurs positions jusqu’au sacrifice, supportant au-delà de toute prévision les rigueurs du climat du Nord, donnant ainsi la preuve indiscutable de leur valeur guerrière ». (1)

Le Sultan Moulay Youssef adresse le 23 novembre 1914, un hommage à ses soldats qui se battent en France déclarant : « Les généraux et les chefs français ont conçu pour vous une telle estime que vos frères restés ici sont jaloux de ces lauriers réservés aux braves que vous avez cueillis sur les champs de bataille. »

Les 700 rescapés des premiers combats de cette brigade forment en 1915, avec de nouveaux contingents levés au Maroc, dans les tribus berbères, le « régiment de marche de tirailleurs marocains ». Les troupes marocaines ont gagné dès ces premiers engagements leur réputation et leur reconnaissance de « troupes de choc » et d’unités d’élite, et c’est dans cet emploi qu’ils seront désormais systématiquement employés sur tous les fronts de la guerre : dans la bataille d’Artois en 1915, puis lors des batailles de Verdun et de la Somme en 1916. Sur le front de Verdun lors de la tragique journée du 16 avril 1917 au cours de l’offensive du Chemin des Dames, ils sont les seuls à percer plusieurs lignes allemandes mais trop avancés dans le dispositif ennemi, ils reçoivent l’ordre de se replier. En 1918 résistants tout d’abord avec succès aux offensives allemandes lors de la deuxième bataille de la Marne, les régiments de Tirailleurs Marocains sont de nouveau engagés dans l’Aisne. Les combats extrêmement meurtriers s’étalent sur plusieurs semaines. Au cours de cette « bataille de l’Aisne » se déroule le 28 juin une contre-offensive des troupes françaises près du village de Curty ou l’assaut mené par les soldats du 1 er régiment de tirailleurs marocains décide de l’issue des combats.

En 1917, le régiment de spahis marocains de tous les combats depuis la Marne est engagé sur le front D’Orient. Débarqué à Salonique, il combat dans les Balkans aux confins de la Macédoine et de l’Albanie contre des troupes autrichiennes et allemandes, et se distingue

notamment en 1918 par un extraordinaire raid de cavalerie qui débouche sur la prise de la ville d’Uskub (aujourd’hui Skopje), déterminante dans la reddition de la Bulgarie. Le 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains gagne ainsi cinq citations à l’ordre de l’Armée d’Orient.

Les Allemands consacrent cette réputation de troupes d’élite, en baptisant les troupes marocaines d’« hirondelles de la mort ». L’expression est employée pour la première fois dans un poème trouvé sur un officier fait prisonnier en 1915. Elle fait flores, tant les unités marocaines sont redoutées par leurs adversaires. La tenue des tirailleurs très sombre est en effet bien différente du bleu horizon des troupes régulières de l’armée française et leur rapidité dans les assauts, épousant les formes du terrain comme un vol rasant d’hirondelles leur confère définitivement ce surnom. Une hirondelle tenant dans son bec deux tibias croisés figure ainsi sur les insignes du 1er et du deuxième régiment de tirailleurs marocains.

En 1918, le bilan des pertes humaines pour les unités marocaines est difficile à établir mais peut être évalué à 11 000 hommes, tués, blessés et disparus, 26,6% de l’effectif total engagé, soit un peu plus que les troupes françaises (24%), taux de perte comparable à celui des combattants bretons qui ont servi essentiellement dans l’Infanterie.

Dans les faits, un homme sur quatre ne rentre pas au pays et leur contribution effective à la victoire des alliés fut remarquable, aux instants les plus critiques du conflit : La Marne à deux reprises, Verdun et le front des Balkans, qui voit l’effondrement des Empires centraux.

Le front marocain de la Grande guerre : guerre coloniale et affirmation du Makhzen

Les opérations militaires au Maroc durant les 4 années de la première guerre mondiale sont décrites dans le tome IX- troisième volume –Fronts secondaires- des Armées Françaises dans la grande Guerre (AFGG) sous l’intitulé laconique : « Les opérations au Maroc ». Dans l’avant- propos de cet ouvrage il est précisé que le document a pour objet d’exposer « dans ses grandes lignes la situation politique au Maroc au cours de la période de 1914 à 1919, et l’ensemble des opérations qui, pendant toute la durée des hostilités , ont assuré la sécurité des plaines déjà soumises à l’autorité de Makhzen ». Qui se souvient en effet que la longue campagne du général Lyautey pour conserver le protectorat fut menée en partie par des troupes marocaines, suite au renvoi en métropole dès l’été 1914 de près de la moitié des forces dont il disposait initialement- soit environ 45.000 hommes.

Ainsi tout en se séparant à la demande expresse et non négociable de l’Etat-major de 58 bataillons et de 22 escadrons de cavalerie pour le front de France, Lyautey mobilise sur place les colons et recrute à marche forcée des goums marocains, unités supplétives légères dont il va doubler l’effectif. Il réussit alors le tour de force, non seulement de contenir les tribus insoumises, mais de reprendre les opérations de conquête dans le Moyen-atlas en jouant sur les rivalités entre tribus. Il poursuit enfin en 1917-1918, les opérations dans le Tafilalet, réduisant peu à peu le « bled siba », longtemps rétif à l’autorité du Makhzen.

Les six goums créés en 1908, puis les 25 dont dispose le résident général à l’armistice n’ont jamais combattu en France ou sur d’autres fronts secondaires durant la totalité de la durée du conflit. En revanche, ils sont engagés au Maroc à ramener sous l’autorité du Sultan, toutes les tribus de son empire, dont un grand nombre était encore en dissidence. (2)

Si le drapeau des goums a été décoré de la croix de guerre 1914-1918, avec palme, c’est uniquement au titre du “Front marocain” ou vingt-sept mille officiers, sous-officiers et soldats

français et marocains, tombèrent pour faire régner l’ordre du protectorat sur les terres chérifiennes sous l’autorité du Sultan.

Ces combats et la fin désormais annoncée des résistances tribales à l’autorité chérifienne, précisent les formes à venir de l’Etat maghzénien indépendant et l’affirmation du Souverain comme symbole de l’unité du Royaume, qui se décline désormais sous la devise sacrée, « Dieu, la Patrie et le Roi »

A ce titre la grande Guerre est aussi une époque essentielle dans l’Histoire du Royaume.

Le rôle du Maroc dans l’effort de guerre et ses conséquences

Abdellatif Fdil dans une étude portant sur « L’engagement des Marocains au cours du 1er conflit mondial entre histoire et représentations imaginaires » montre comment la métropole a mobilisé la main-d’œuvre marocaine pendant la Grande Guerre, « pour combler le vide laissé par la mobilisation générale dans les secteurs productifs français ». (3)

Les recrutements sont opérés par les chefs de tribu ralliés ou peu à peu soumis au protectorat dans les opérations de conquête menées par Lyautey. Des campagnes de recrutement de plusieurs dizaines de milliers de fellahs (34.500) comme «travailleurs coloniaux» sont alors organisées. De fait, la main-d’œuvre coloniale en partie recrutée sous la contrainte est immédiatement « gérée » comme « spécifique » et très encadré par des officines spécialisées : le Service de la main-d’œuvre étrangère (SMOE), le Service d’organisation des travailleurs coloniaux (SOTC) créé en 1916 et qui dépend du ministère de la Guerre, et enfin, l’Office national de la main-d’œuvre agricole, le futur SMOA. Près des trois quarts des travailleurs sont installés dans les régions industrielles, c’est à dire à Paris et dans sa banlieue, dans le Nord, dans l’Est et dans les départements du Rhône, de la Loire et des Bouches-du-Rhône.

Le professeur Mohamed Bekraoui de l’université de Fez dans un article d’Hespèris-Tamuda datant de 2018 intitulé : « La contribution économique de Maroc à l’effort de guerre français pendant la première guerre mondiale » détaille avec précision la nature et l’importance considérable du soutien des productions agricoles et minières du Maroc aux besoins de la France en guerre. Ainsi, « outre la mobilisation humaine, (de combattants et de main d’œuvre) une double mobilisation économique et financière est exigée du Maroc qui doit fournir des quantités énormes de denrées agricoles de première nécessité nécessaires à l’alimentation et destinées aussi à l’habillement et aux usines de guerre.» (4)

Il expose ainsi comment durant les 4 années du conflit, le Maroc est constamment mis à contribution. Les captations des ressources imposées au pays, les rationnements de l’intendance militaire du protectorat ont pour conséquences de graves pénuries des produits de consommation de base et une hausse générale des prix, en particulier des denrées alimentaires. Les autorités du Protectorat déclarent leur monopole sur l’achat et le prix des denrées agricole et engagent tout le pays dans un régime de quasi monoculture. La guerre contribue ainsi à renforcer la dépendance économique, surtout commerciale du Maroc vis-à-vis de la métropole, accentue les dynamiques de la domination coloniale, rajoutant à la grande précarité des populations.

Or dans le même temps, cet engagement induit un flux migratoire jusque-là sans précédent vers la France, et bouleversent ceux qui découvrent le salariat régulier, bien que sous-payés ; les espaces urbanisés ; la place des femmes dans la société française, tout cela dans un cadre de vie

souvent militarisé et très contrôlé, dans lequel il n’est en aucun cas question d’installation, mais d’un service limité pour la durée de la guerre.

Les travailleurs marocains en métropole, au contact des syndicats dans les usines, découvrent les luttes sociales et une forme de conscience politique. À leur retour, le mouvement syndical se développe au Maroc. En outre, le séjour en France a entraîné pour ces derniers majoritairement issus du monde rural, des modifications dans leurs pratiques sociales (usage du tabac, fréquentation des cafés, possession de papiers officiels…). Pour ces travailleurs, il existe désormais de nouvelles espérances et un objectif : la remise en cause du pacte colonial au nom du progrès et qui constitue un des premiers actes de la transformation de la société marocaine vis-à-vis du protectorat.

En effet, l’exploitation de la main d’œuvre marocaine dans l’appareil productif français, et celle des ressources du pays avec pour conséquence l’aggravation des inégalités, des pénuries et la paupérisation d’une grande partie de la population, rurale en particulier, forment la toile de fond des revendications à venir et la guerre a, sans conteste, accéléré la mise en place de l’évolution de la société marocaine.

A ce titre, l’histoire en partage qu’ont le Maroc et la France, rassemble bien plus les deux peuples qu’elle ne les sépare, dans la mémoire de ce cataclysme mondial. En réaffirmant l’absurdité inhumaine de la guerre et celle tout autant funeste des rapports de force et de domination entre Etats, sociétés et Communautés ; en rejetant toutes les formes de violences collectives, avec la même conscience des heurs et des malheurs du passé, des idéologies mensongères et des identités meurtrières ; il nous faut aujourd’hui, en ces temps de nouveau si tragiques, tendre avec toutes nos énergies à vivifier avec et pour tous nos enfants, l’espérance d’un avenir commun, à construire ensemble.

C’est à mon sens, le rôle majeur chaque 11 novembre, des commémorations ou nous nous retrouvons : Marocains et Français rassemblés autour des monuments et des carrés militaires des cimetières des villes du royaume, non pas seulement pour célébrer la victoire des frères d’armes du passé, mais bien dans une mémoire partagée, avec l’espérance et la force de construire ensemble une paix universelle, juste et durable pour les générations à venir.

« La paix » disait Spinoza « n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice qui nait de la force de l’âme ».

Michel Boyer, Sciences Po Rabat, Université internationale de Rabat

  • Voir à ce sujet : Clément Daniel, La Brigade marocaine – septembre 1914 – une meurtrière odyssée,

Musée 14/18 de Villeroy, 2015, 331 p. Cote : 4°3805

  • Voir à ce sujet : J.-L. Miège, « De l’histoire militaire du Maroc : de l’armée traditionnelle aux forces armées royales », Maroc-Europe, 7 (1994), p. 19-33.
  • Abdellatif Fdil. L’engagement des Marocains au cours du 1er conflit mondial entre histoire et représentations imaginaires. 11ème colloque International Interdisciplinaire de Sorèze, ESAV;

Université de Toulouse Jean Jaurès; Laboratoire LARA, Feb 2014, Sorèze, France. ffhal-01265072

  • Mohamed Bekraoui La contribution économique du Maroc à l’effort de guerre français pendant la Première Guerre mondiale Hespéris-Tamuda LIII (1) (2018): 177-192

Michel Boyer / Professeur et directeur académique de la Licence de sciences politiques de Sciences-Po Rabat – Université internationale de Rabat

Présentation de l’auteur

Docteur en Histoire des relations internationales, spécialisé dans l’analyse des crises et des conflits – expert près de la CPI – en droit humanitaire international et droit des conflits armés, le professeur Michel Boyer a enseigné à l’Ecole de guerre et l’Ecole d’état-major françaises et, de 2007 à 2009, près du Collège Royal de l’Enseignement Militaire Supérieur des Forces Armées Royales. Membre de l’Académie des Sciences d’Outre-mer, Historien de l’Armée de terre ( France), Professeur associé près de l’Institut d’études politiques de l’Université internationale de Rabat ou il dirige le cycle de Licence de Sciences politiques, chercheur affilié de 2013 à 2018 au Centre d’études des mondes africains ; Professeur invité et enseignant- chercheur près de l’Académie militaire de Saint-Cyr-Coetquidan ; il participe par ailleurs en qualité d’enseignant-chercheur aux travaux du CGS (Center for Global Studies) de l’UIR, en relation et coopération avec différentes Universités étrangères et Institutions internationales d’études et d’analyse géopolitique.

Organisé par l’AEFE un colloque intitulé – Une Histoire en partage – s’est déroulé du mardi 16 janvier au mercredi 17 janvier 2024 au lycée Descartes de Rabat salle Simone Veil. Il réunissait des historiens marocains et français autour d’une Histoire partagée 1912-1956 entre le Maroc et la France dans l’objectif de faire un point de situation de la recherche sur ce sujet et de fournir les ressources et références nécessaires aux enseignants dans le cadre des programmes d’histoire du Diplôme national français du collège et du cycle terminal des cours de spécialité Histoire–géographie, géopolitique, sciences politiques et du baccalauréat français international.

Cet article ouvrant l’année 2024 est une des deux contributions du Pr M. Boyer de l’UIR réalisées à cette occasion. Il est paru dans le dernier numéro de l’année 2024 du magazine hebdomadaire Tel quel N°1115 du 27/12/2024 B- 9/01/2025